Raphaël Rego [le jour d’avant]

Quand on choisit comme produit fétiche le manioc, plante vivace des climats tropicaux, il faut bien s’attendre de temps en temps à passer sous le fuego, le fogo, bref le feu. C’est le parcours de tout cuisinier que d’essuyer des hauts et des bas.
Raphaël Rego a tracé un chemin d’exception, chez Robuchon, Taillevent et Rostang, sans s’éloigner de ses origines, de son « alma », de ses envies de très belles tables brésiliennes à Paris… Rien ne l’avait pour autant préparé à devoir survivre à seize longs, très longs mois de difficultés pour satisfaire un rêve qui en aurait consommé plus d’un ! Tandis que le manioc mûrit tranquillement en 8 mois, la gestation a été double et plus mouvementée pour lui. Mais le chef trentenaire est habité et ouvrir OKA devait être en quelque sorte son rite de passage, ce que les indiens d’Amazonie assimilent à une période pour se retrouver « hors du quotidien ».

Déjà propriétaire de Maloka, Alma Brasileira, dans le 9ème, et de Maloka Fogo & Brasa, dans le 7ème, il vient avec Oka de commencer un nouveau cycle de vie, nourri par une promesse envers sa famille, sa terre et ses racines. Son histoire n’est pas empreinte de nostalgie, de regrets ou de « saudade », c’est celle d’un chef visionnaire sur l’agriculture du Brésil, de cette terre nourricière, terre d’offrande pour une nouvelle génération de producteurs, d’agriculteurs respectueux des bienfaits de la nature.

Bruit de Table vous laisse méditer sur cette citation de Paulo Coelho qui lui va si bien : « Le bon combat est celui qui est engagé pour suivre nos rêves ».

OKA
1 rue Berthollet
75005 Paris 5ème

L.B.

Interview : Stéphane Méjanès
Réalisation : Jean-Marc Cortade
Montage : Afideis production

© Bruit de Table 2017

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