On vous sert du kale ? Résistez. On ne saurait incriminer un légume. Le végétal est innocent et sans défense. Il ne peut pas s’enfuir devant le prédateur (vache, lapin, hipster). Ce n’est pas la faute du kale s’il a été sorti des clapiers pour devenir panacée, herbage qui donne du sens à la vie, et même projet. À ce propos, googlez the Kale Project, croisade d’évangélisation par le kale menée par une Américaine auprès des Français, trop sous-développés pour apprécier les superfoods comme substitut de la vie intérieure. Par quelle magie a-t-elle réussi à fourguer à nos chefs et à nos maraîchers cette crucifère sans intérêt, je n’en sais rien, mais les résultats sont là : les plumes vertes sont sur tous les marchés et dans les magasins bio, mais ce n’est pas le pire : après en avoir trouvé deux ou trois fois sur mon assiette au restaurant, je décide de pousser un grand cri.

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