Après Akrame Benallal, qui nous a dit pourquoi il était impatient de revenir, pour participer à une table ronde sur les les étoiles, le chef breton de 55 ans se prête lui aussi à l'exercice. Les étoiles, il connaît, il en a décroché trois en 2002 au Pavillon Ledoyen, qu'il a récupérées dès son arrivée en 2016 au Cinq de l'Hôtel George V. Lors de la première édition du Chefs World Summit, il avait raconté cette folle aventure ; à l'occasion de la deuxième édition, il viendra expliquer ce qu'est un chef de palace.

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Sarah Sendra dirige le restaurant Itinéraires* depuis 9 ans maintenant, avec son mari Sylvain, chef de cuisine. Sa philosophie de la bonne conduite d’une maison est très précise. Pour elle, un restaurant, c’est un tout. Ce n’est pas seulement une cuisine, pas seulement une salle, c’est une équipe où chacun laisse exprimer sa personnalité pour donner vie au restaurant.

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"Changez le climat dans votre assiette !" C'est le projet, l'injonction même, d'une exposition portée par François Pasteau, chef-propriétaire de l'Epi Dupin (Paris), Paule Masson, journaliste à l'Humanité, et Alain Fouray, photographe. Ils ont réuni autour d'eux trois autres chefs, Nadia Sammut (Auberge La Fenière*, Cadenet), Jacques Marcon (Régis & Jacques Marcon***, Saint-Bonnet-le-Froid) et David Royer (Les Orangeries, Lussac), pour explorer le monde végétal et les saisons, pour s'engager.

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The question of bread in the restaurant remains open. While it is almost always invoiced visibly in the countries of southern Europe, especially in Italy, it is free in France. This has long damaged the quality of the bread served. Today, chefs swear by the good sourcing of products used in cooking, they must make the same effort for bread.

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La question du pain au restaurant reste ouverte. S'il est presque toujours facturé de façon visible dans les pays du sud de l'Europe, notamment en Italie, il est gratuit en France. Cela a longtemps nuit à la qualité du pain servi. Aujourd'hui, les chefs ne jurent que par le bon sourcing des produits utilisés en cuisine, ils se doivent de faire le même effort pour le pain.

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En 2003, Luc Dubanchet, journaliste formé à l'école de Henri Gault, fonde Omnivore. En 2017, il est toujours aux manettes, garant farouche de l'indépendance d'une plateforme éditoriale désormais filiale de GL Events, groupe international basé à Lyon, qui se décline en festivals partout dans le monde et en un Food Book, revue semestrielle vendue en librairie.

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La 3e édition de la Paris Cocktail Week se déroule du 21 au 28 janvier, dans 50 lieux de la Capitale, bars mais aussi restaurants. La rencontre entre cocktail et gastronomie s'est imposée comme une évidence pour Thierry Daniel et Eric Fossard, créateurs de l'événement à travers leur agence, Liquid Liquid. Ils y voient notamment l'occasion de faire sortir le cocktail des lieux spécialisés. Giovanni Passerini recevra par exemple son compatriote Agostino Perrone, basé à Londres et élu meilleur barman du monde, tandis que La Maison Plisson accueillera un brunch hybride. Côté artisans, Benjamin Darnaud taillera le bout de gras dans sa boucherie Viande & Chef avec Frédéric Le Bordays (L'Artisan) et Ismaël Drissi-Bakhkhat (Huîtres Saint-Honoré) offrira ses fruits de mer à la créativité de Khaled Derouiche (Le Derrière), au Andy Wahloo.

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Le 9 février 2017, on saura si Le Meurice récupère la troisième étoile que le Guide Michelin lui a retiré en 2016, après le départ du chef Christophe Saintagne, désormais à la tête de son propre restaurant, Papillon (8 rue Meissonier, Paris 17e). C'est l'un des objectifs de Jocelyn Herland, nommé à sa place par Alain Ducasse, qui dirige la restauration de l'Hôtel Le Meurice, propriété du groupe Dorchester Collection, comme celle du Plaza Athénée. Les deux hommes se connaissent bien, Jocelyn Herland est entré dans le giron ducassien il y a près de 20 ans.

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Bruno Verjus a déjà eu mille vies. Originaire de Roanne, comme les familles Troisgros et Pralus, entre autres, il est tombé petit dans la marmite des bons produits, de la saisonnalité. Après le BAC, il a d'abord suivi des études de médecine avant de se retrouver à la tête d'une société prospère spécialisée dans les objets promotionnels. Initié au goût par Pierre Hermé, cet esthète de l'art et des chaussures, s'est ensuite adonné au plaisir de manger mais surtout d'aller à la rencontre des producteurs et des artisans, organisant même deux ventes aux enchères caritatives de produits comestibles chez Artcurial. Pionnier de la blogosphère, il racontait ses aventures en ligne, sur Food Intelligence, en commençant par cette formule reconnaissable entre toutes : connaissez-vous ? Après avoir été journaliste, auteur, homme de télé et de radio, Bruno Verjus a franchi le pas en 2013, ouvrant son restaurant au nom simple mais génial : Table. Du fourneau au micro, il reste le même, érudit et habité, précis et engagé.

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Il servit le cerf d'un coup net, à la naissance du cou, la dague plantée là où la carotide palpite sous le poil court. L'écume blanche accumulée par la traque y avait gravé comme le ressac des vagues. Le sang jaillit, baignant l'air d'une odeur de fer. La tête bascula, les épois des bois fichés dans une touffe d'oxalis. Extirpé de l'animal dépecé, le cœur fut découpé en fines lamelles déposées sur une mousse aussi odorante que verte. Le fémur, pris en étau sous les coups répétés de deux grosses pierres, se brisa. Le chasseur se régala de la moelle tiède mêlée aux tranches de cœur infusées des arômes frais et boisés de la mousse et de l’oxalis. Ainsi il s'appropria l'âme du vivant. Ainsi le chasseur devint plus invincible encore, et dévora l'expérience de la proie.

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