Le monde du travail est violent, la restauration n’échappe pas à cette dérive. C’est un sujet sérieux qu’il ne faut pas traiter à la légère. Il faut donner des armes aux victimes pour qu’elles puissent se défendre, il faut aussi leur montrer qu’il est possible de se libérer, qu’une autre voie existe, sans abandonner leur passion. C’est l’objectif de ce document unique dont le titre dit tout : résilience en cuisine. Bruit de Table tient à remercier Léa et Stéphane Froidevaux pour leur courage et leur confiance, Paul Bensussan pour sa disponibilité et son expertise.

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L'expérience client. Cette formule est au coeur de toutes les réflexions, dès qu'il s'agit de penser la relation entre commerçant et consommateur. Le restaurant n'échappe évidemment pas au phénomène, même si ce n'est pas pour lui une nouveauté. Depuis qu'il a été inventé, en France à la fin du XVIIIe siècle par des cuisiniers chassés des grandes maisons familiales où ils officiaient en privé, le restaurant n'a cessé de renouveler son cadre, son accueil, son service, sa cuisine.

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Pour avoir eu la chance (car cela en reste une) de manger dans quelques adresses célébrées par certains classements mondiaux, dont la pertinence et la méthodologie sont aussi obscures que le Vantablack, je dois reconnaître être resté parfois un peu perplexe devant mon assiette. D'un esprit relativement ouvert par nature, je ne suis pas du genre à m'accrocher à quelques illusoires idées de tradition, et fais partie de ceux qui considèrent que la cuisine doit évoluer. Cependant, le sens de cette évolution m'échappe parfois, tant il semble que l'originalité à tout prix en soit devenue l’un des principaux moteurs.

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Elles sont là, invisibles et pourtant si présentes dans toutes les conversations. Elles les habitent voire les hantent, elles les transcendent intensément. Encore et encore. Quand ils parlent d’elles, leurs yeux s’allument, leurs mains se mettent en mouvement dans une infinie tendresse.

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Mercredi 22 mars 2017, 10h30. Au 19 de la rue Lauriston (Paris 16e), la brigade s'active en cuisine pour un repas test et la mise en place du futur premier vrai service. Dans la salle, un capharnaüm de chaises et de tables sens dessus dessous. Il faut faire de la place, les banquettes viennent à peine d'être livrées par le Cabinet Renards, créé par l'ancien footballeur international et joueur de la Juventus, Jonathan Zebina. Cardiaque s'abstenir. Au milieu, Alan Geaam reste zen. Le lendemain, jeudi 23 mars, celui qui dirige déjà trois établissements (l'Auberge Nicolas Flamel, AG Saint-Germain et AG Les Halles), ouvre son premier restaurant de haute gastronomie, à son nom, un cocon à la déco épurée pour 20 couverts et un formidable rapport qualité-prix : 40 € le midi, 60 et 80 € le soir.

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Un dîner déambulatoire dans la ville, en petit train, baptisé "Cuisine & décadence" avec, au menu, entre autres : tartare de sirène, perfrhommage et roi cannibale. Un cabaret-concert gustatif à l'enseigne de "La cuisine des enfers", au-dessus d'un chaudron dantesque. C'est le programme qui attend les spectateurs, de "Tous azimuts !" (7 & 8 avril 2017), création originale de Dieppe Scène Nationale, dirigée par Philippe Cogney. Cette première édition d'un événement qui se veut bisannuel réunit un casting trois étoiles : Bruno Verjus, chef-propriétaire du restaurant Table (Paris 12e), à la dramaturgie culinaire, soutenu par les élèves du CFA de Dieppe, Karelle Prugnaud (compagnie l'Envers du décor) et Nicolas Bigards à la mise en scène des performances artistiques et des dîners fantastiques, et une vingtaine d'artistes, dont les comédiens Bernard Menez et Denis Lavant, mais aussi les auteurs Ingrid Astier et Eugène Durif.

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Jacques Maximin est une légende. Ses pairs, parmi lesquels Alain Ducasse, lui vouent une admiration sans borne, se souviennent tous au moins d'une assiette dégustée un jour dans l'un des établissements qu'il a tenus (c'est le cas d'Alexandre Bourdas), au long d'une carrière riche en rebondissements. Homme libre, il a souvent claqué la porte, se privant sans doute d'une troisième étoile au Guide Michelin qui lui a longtemps été promise, sans jamais arriver.

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À 38 ans, Guillaume Gomez est chef des cuisines du Palais de l'Elysée où il est entré comme commis il y a 20 ans. En 2004, il fut le plus jeune Meilleur ouvrier de France cuisine de l'histoire, à l'âge de 25 ans. Une biographie sommaire qui ne suffit pas à résumer celui qui a inventé le hashtag #chefconnected. Depuis plus de 10 ans, avec une énergie et une impatience digne du lapin d'Alice au Pays des Merveilles, il met sa fonction, son aura, au service de multiples associations et causes. Cela lui a valu de recevoir, entre autres, le premier Prix du rayonnement gastronomique en 2012, et d'être nommé, en 2013, Ambassadeur pour la promotion et la reconnaissance des Indications Géographiques Protégées, l'un de ses grands combats avec celui de l'insertion des handicapés, notamment à travers l'Assiette Gourm'Hand (voir notre reportage).

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Attention, document exceptionnel ! Durant toute l'année 2016, Bruit de Table a suivi la 50e édition du Prix Culinaire International Le Taittinger. Au-delà de la victoire de Julien Richard, 1er sous-chef des cuisines de l’île des Embiez, avec son turbot à la Nantua, c'est l'âme de ce concours unique en son genre que nos caméras ont capté grâce aux témoignages de ses acteurs. Du premier lauréat, Michel Comby, à Amandine Chaignot, finaliste en 2011 et membre du jury, en passant par Michel Roth (vainqueur en 1985), Emmanuel Renaut, président du concours, ou Bernard Leprince (sacré en 1995), membre du jury, tous racontent la place très particulière qu'occupe Le Taittinger dans la défense, la promotion et le rayonnement de la gastronomie française. Ils disent aussi le formidable engagement, discret et respectueux, d'une famille soudée autour de Pierre-Emmanuel Taittinger, président du champagne Taittinger, et de sa fille, Vitalie, infatigable ambassadrice de la maison. Laissez-vous porter.

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Le 9 février 2017, on saura si Le Meurice récupère la troisième étoile que le Guide Michelin lui a retiré en 2016, après le départ du chef Christophe Saintagne, désormais à la tête de son propre restaurant, Papillon (8 rue Meissonier, Paris 17e). C'est l'un des objectifs de Jocelyn Herland, nommé à sa place par Alain Ducasse, qui dirige la restauration de l'Hôtel Le Meurice, propriété du groupe Dorchester Collection, comme celle du Plaza Athénée. Les deux hommes se connaissent bien, Jocelyn Herland est entré dans le giron ducassien il y a près de 20 ans.

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