Attention, document exceptionnel ! Durant toute l'année 2016, Bruit de Table a suivi la 50e édition du Prix Culinaire International Le Taittinger. Au-delà de la victoire de Julien Richard, 1er sous-chef des cuisines de l’île des Embiez, avec son turbot à la Nantua, c'est l'âme de ce concours unique en son genre que nos caméras ont capté grâce aux témoignages de ses acteurs. Du premier lauréat, Michel Comby, à Amandine Chaignot, finaliste en 2011 et membre du jury, en passant par Michel Roth (vainqueur en 1985), Emmanuel Renaut, président du concours, ou Bernard Leprince (sacré en 1995), membre du jury, tous racontent la place très particulière qu'occupe Le Taittinger dans la défense, la promotion et le rayonnement de la gastronomie française. Ils disent aussi le formidable engagement, discret et respectueux, d'une famille soudée autour de Pierre-Emmanuel Taittinger, président du champagne Taittinger, et de sa fille, Vitalie, infatigable ambassadrice de la maison. Laissez-vous porter.

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Le 9 février 2017, on saura si Le Meurice récupère la troisième étoile que le Guide Michelin lui a retiré en 2016, après le départ du chef Christophe Saintagne, désormais à la tête de son propre restaurant, Papillon (8 rue Meissonier, Paris 17e). C'est l'un des objectifs de Jocelyn Herland, nommé à sa place par Alain Ducasse, qui dirige la restauration de l'Hôtel Le Meurice, propriété du groupe Dorchester Collection, comme celle du Plaza Athénée. Les deux hommes se connaissent bien, Jocelyn Herland est entré dans le giron ducassien il y a près de 20 ans.

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Gagner sa croûte pour pouvoir casser la croûte, voilà un projet de vie comme Bruit de Table les aime. Et qui dit croûte, dit pain. Selon Steven Kaplan, professeur à l'Université Cornell (New York), chargé de cours à Institut d'études politiques de Paris et à l'École normale supérieure, et historien du pain, la croûte est l'essence même du pain français. Elle est sa singularité depuis le pain de Gonesse du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, époque moderne qui voit les habitudes alimentaires changer et faire la part belle au "mou".

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Alain Ducasse est à la fois omniprésent et rare. Omniprésent à travers un groupe international qui cumule les étoiles, entre restaurants gastronomiques, bistrots et brasseries, qui fédère les belles maisons au sein de la chaîne Châteaux & Hôtels Collection, qui s'intéresse aussi à la transmission, du savoir-faire avec une école, et du savoir avec une maison d'édition. Sans compter son implication dans le Collège Culinaire de France, dont il est co-fondateur, et dans la défense et illustration de la gastronomie française dans le monde, notamment par le biais de l'opération Goût de France/Good France. Mais il est aussi relativement rare…

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Bruno Verjus a déjà eu mille vies. Originaire de Roanne, comme les familles Troisgros et Pralus, entre autres, il est tombé petit dans la marmite des bons produits, de la saisonnalité. Après le BAC, il a d'abord suivi des études de médecine avant de se retrouver à la tête d'une société prospère spécialisée dans les objets promotionnels. Initié au goût par Pierre Hermé, cet esthète de l'art et des chaussures, s'est ensuite adonné au plaisir de manger mais surtout d'aller à la rencontre des producteurs et des artisans, organisant même deux ventes aux enchères caritatives de produits comestibles chez Artcurial. Pionnier de la blogosphère, il racontait ses aventures en ligne, sur Food Intelligence, en commençant par cette formule reconnaissable entre toutes : connaissez-vous ? Après avoir été journaliste, auteur, homme de télé et de radio, Bruno Verjus a franchi le pas en 2013, ouvrant son restaurant au nom simple mais génial : Table. Du fourneau au micro, il reste le même, érudit et habité, précis et engagé.

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Alan Geaam est originaire du Liberia, de parents libanais, et possède de la famille en Australie et aux Etats-Unis. Le virus du voyage lui a été inculqué très tôt, avec son corollaire, le mélange des cultures. Après avoir appris le métier en Italie et en République tchèque, il a posé ses valises en France à […]

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Il servit le cerf d'un coup net, à la naissance du cou, la dague plantée là où la carotide palpite sous le poil court. L'écume blanche accumulée par la traque y avait gravé comme le ressac des vagues. Le sang jaillit, baignant l'air d'une odeur de fer. La tête bascula, les épois des bois fichés dans une touffe d'oxalis. Extirpé de l'animal dépecé, le cœur fut découpé en fines lamelles déposées sur une mousse aussi odorante que verte. Le fémur, pris en étau sous les coups répétés de deux grosses pierres, se brisa. Le chasseur se régala de la moelle tiède mêlée aux tranches de cœur infusées des arômes frais et boisés de la mousse et de l’oxalis. Ainsi il s'appropria l'âme du vivant. Ainsi le chasseur devint plus invincible encore, et dévora l'expérience de la proie.

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On vous sert du kale ? Résistez. On ne saurait incriminer un légume. Le végétal est innocent et sans défense. Il ne peut pas s’enfuir devant le prédateur (vache, lapin, hipster). Ce n’est pas la faute du kale s’il a été sorti des clapiers pour devenir panacée, herbage qui donne du sens à la vie, et même projet. À ce propos, googlez the Kale Project, croisade d’évangélisation par le kale menée par une Américaine auprès des Français, trop sous-développés pour apprécier les superfoods comme substitut de la vie intérieure. Par quelle magie a-t-elle réussi à fourguer à nos chefs et à nos maraîchers cette crucifère sans intérêt, je n’en sais rien, mais les résultats sont là : les plumes vertes sont sur tous les marchés et dans les magasins bio, mais ce n’est pas le pire : après en avoir trouvé deux ou trois fois sur mon assiette au restaurant, je décide de pousser un grand cri.

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Alexandre Bourdas vient de rouvrir son restaurant SaQuaNa** à Honfleur après neuf longs mois de travaux rendus nécessaires par la faute d’un défaut structurel. Une mésaventure dont il est sorti usé mais impatient de faire ce qu’il sait faire : la cuisine. Mais, au-delà du chef de cuisine, brillant élève de Michel Bras, dont les […]

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En baptisant son nouveau lieu "Le Grand Restaurant", Jean-François Piège a voulu assumer une certaine idée de la cuisine, avec audace et sans fausse modestie. La référence au film avec Louis de Funès est là aussi pour désamorcer les soupçons de mégalomanie. Car la question mérite d'être posée : "qu'est-ce qu'une grande table ?" La définition d'autrefois, s'il y en avait une, vaut-elle aujourd'hui ? "Grande table" est-il synonyme…

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